Dans une lointaine terre australe, un monstre sévit. Se cachant dans les figuiers, il attend que ses proies passent sous l’arbre où il a élu domicile, avant de se laisser tomber sur lui. C’est un vampire du folklore d’Australie… 

Créature informe et rougeâtre, les aborigènes prononcent son nom avec crainte. Le Yara ma yha who.

Le Yara-ma-yha-qui ?

Lorsque la Lune est haute dans le ciel, étant l’unique lueur dans l’obscurité de la nuit, le Yara ma yha who est de sortie.

Les rares témoins qui ont survécu à cette terrible rencontre décrivent une large bouche édentée… C’est bien souvent la dernière chose que voit ses victimes…

Haute de près d’un mètre 20, la créature vit principalement dans des figuiers. La bête attend patiemment qu’un voyageur perdu et exténué s’allonge contre le tronc de l’arbre, pour se laisser aller dans un sommeil réparateur, pensant pouvoir se reposer en toute quiétude… Et ce fut là la dernière erreur du malheureux.

C’est alors que le Yara Ma yha who se saisit fermement du malheureux voyageur dont il suce le sang à l’aide de ses longs doigts ayant la forme de ventouses. La peur, ainsi que la perte d’hémoglobine afin d’affaiblir le plus possible sa victime.

Une fois sa victime amorphe, la bête gobe le corps exsangue dans sa gueule sans dents, et le dévore sans crainte. Une fois sa sinistre tâche accomplie, le démon arboricole remonte dans son arbre pour y trouver repos et sécurité.

Dessin de Yara ma yha who
Un Yara ma yha who, le vampire aborigène, dessiné par Kurt Komoda

Après ce temps de repos, le diable rouge régurgite le malheureux, dans un état que l’on pourrait presque qualifier de « vivant ». De sa vie passée, il n’en a plus aucun souvenir. Ce n’est pas la seule séquelle que lui laissera le Yara ma yha who. 

En marchant dans la forêt, il aura rapidement l’occasion d’apercevoir son reflet dans une flaque d’eau. sa taille avait changée… Et sa peau était d’un rouge anormal… Un nouveau Yara ma yha who était né. 

Sources

Telle était la légende de ce vampire du folklore d’Australie… Vous préférez écouter sa légende ? Ou bien de l’associer à  davantage d’images ? Découvrez ce qui traîne à la périphérie du mythe…